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Gabon - Société

En complément de la vision pour une nouvelle politique urbaine que le Président Ali Bongo Ondimba vient de présenter dans son allocution à la Nation pour la Fête Nationale du 17 août 2011, un classement de la salubrité des principales villes du Gabon (Libreville et les 8 capitales provinciales), disponible ci-après, a été réalisé par la Direction Générale de l’Environnement. La lutte contre l’insalubrité en milieu urbain au Gabon est une préoccupation majeure pour l’Etat et les collectivités locales.

 

En effet, avec une croissance urbaine aussi prononcée que celle que connaît le Gabon (plus de 80% de la population gabonaise vit désormais dans un centre urbain), il va de soi que l’amélioration du cadre de vie des populations revêt un caractère urgent. Même si d’une ville à une autre de façon globale, les questions fondamentales demeurent les mêmes, on peut cependant retenir qu’au-delà de la taille des agglomérations, les efforts consentis et les résultats varient d’une cité à l’autre.

Classement des principales villes gabonaises en fonction de leur niveau de salubrité Le classement des principales villes gabonaises (les chefs-lieux de provinces) a obéi à un nombre de critères préalablement définis.

Ces derniers qui ne sont pas exhaustifs, ont été retenus parce qu’ils sont communs à la plupart des villes. D’autres critères, tels que la gestion des eaux usées domestiques et industrielles, le curage des canalisations des eaux pluviales, la gestion des excréments humains, l’aménagement des ruisseaux et rivières qui sont utilisés comme déversoirs de déchets de tout type, l’aménagement et l’entretien des espaces verts, sont tout aussi importants même s’ils n’ont pas été retenus pour établir le présent classement.

En effet, ils auraient contribué à grossir les écarts entre les villes économiquement plus importantes et le reste. Pour chaque critère retenu, une couleur est attribuée ainsi que le nombre de point équivalent. La somme des points permettra de désigner la ville la plus « propre » du Gabon.

Les critères retenus sont :

  • Implication des services municipaux dans la lutte contre l’insalubrité : l’élimination des déchets ménagers, qui comprend les opérations de collecte, transport, tri, valorisation, traitement et stockage, est de la responsabilité des communes. Ces dernières sont libres de choisir le mode de gestion qui leur convient. Certaines, en fonction des moyens financiers et techniques dont elles disposent, peuvent procéder par régie, d’autres par contre, peuvent faire appel à des prestations de services. Dans l’ensemble, les deux modes de gestion n’ont jamais fait l’objet d’un suivi de performance et d’efficacité. Cependant, dans un cas comme dans l’autre, il est souhaitable de mesurer l’implication des services municipaux dans la lutte contre l’insalubrité. A cet effet, la commune de Port-Gentil qui négocie elle-même avec les prestataires de services semble plus impliquée que celle de Libreville dont les moyens de contrôle sont peu visibles. Les autres villes ne disposent pas de budgets conséquents affectés à la lutte contre l’insalubrité.
  • Quantité de déchets collectés : seule Libreville dispose d’un pont bascule. La quantité journalière de déchets collectés dans les autres villes du Gabon ne peut être appréciée qu’à partir des capacités de techniques de collectes (nombre de camions, de points d’apport volontaires, de bacs à ordure, etc.). A ce jour la commune de Port-Gentil semble offrir la meilleure organisation, contrairement à Libreville et aux autres localités du pays. Oyem connaît quelques difficultés à cause de l’obsolescence de ses équipements. Autrefois, grâce à son jumelage avec la ville française de Clermont-Ferrand, la capitale du Grand Nord avait bénéficié de quelques équipements de collecte de déchets. A ce qui semble, la commune serait sur le point de réceptionner un important don en matériel d’ici la fin de l’année.

  • Présence des sociétés prestataires : la présence de prestataires privés joue un très grand rôle dans la gestion des déchets en apportant leurs compétences aux services de la Mairie. Sovog pour les déchets ménagers et un certain nombre d’autres prestataires interviennent au niveau de la Commune de Libreville, GPS à Mandji et Impact Environnement Gabon au niveau de Port-Gentil sont les principaux leaders dans la lutte contre l’insalubrité, à travers la gestion des déchets ménagers et industriels.

  • Activités économiques : les activités économiques d’une localité sont sources de production de déchets et permettent de définir leur typologie et leur quantité. Ils constituent un élément très important dans le dimensionnement des ouvrages d’assainissement. Dans le cas d’espèce, plus les activités économiques sont importantes, plus les besoins d’assainissement sont élevés. Libreville et Port-Gentil, se détachent du reste. A distance Franceville, Lambaréné, Oyem et Mouila suivent avec des réalités différentes, très loin des autres villes de l’intérieur du pays.

  • Activités industrielles : les activités industrielles, outre l’aspect production de déchets, permettent de définir des déchets spécifiques et par conséquence l’application de technologies de gestion spécifiques. Seules six villes au plus sur neuf sont concernées par la question. Les déchets industriels sont nettement mieux traités à Port-Gentil que partout ailleurs au Gabon.

  • Types de déchets collectés : le type de déchets collectés permet de distinguer les villes qui s’impliquent dans la gestion de déchets en fonction des moyens mis à leur disposition et de l’importance qu’elles accordent à ces déchets. Dans le cas présent, quatre (4) types de déchets ont été retenus : les déchets domestiques, les déchets encombrants, les déchets biomédicaux et les déchets industriels.

  • Influence démographique : la démographie est en relation étroite avec la production de déchets de façon générale et plus spécifiquement de déchets domestiques ; plus une population est importante et plus sa production de déchets est élevée. Plus la population est importante et plus grandes sont les difficultés que les villes rencontrent dans la gestion des déchets. Libreville et ses environs, qui concentrent plus de la moitié de la population gabonaise, présentent plus de difficultés que les autres. Le type d’habitat est aussi un élément crucial dans les performances des villes en matière de lutte contre l’insalubrité.
  • Espace assaini : l’espace assaini permet de déterminer les zones réelles de nettoyage des différentes villes, car une ville se compose de plusieurs découpages en fonction des activités qui y sont menées. Nous avons pris comme différents espaces, le centre-ville, les bâtiments administratifs, les voiries publiques, les quartiers résidentiels et les quartiers sous-intégrés. En général, il s’agit des parties les plus propres des villes. Ils sont plus ou moins denses en fonction de la présence des opérateurs économiques et du déploiement de l’administration au niveau local. A cet effet, un effort assez régulier y est régulièrement fait. Celui-ci est encore plus prononcé la veille des grands événements ou à l’approche d’une visite du Chef de l’Etat.
  • Existence d’une décharge publique : Ce critère permet de mettre en relief les villes qui ont plus ou moins une filière de gestion qui va de la production des déchets jusqu’à leur élimination dans un espace choisi à cet effet. Bien que saturées, Libreville et Port-Gentil ont une tradition de décharges publiques. Oyem et Franceville disposent chacune d’une décharge municipale à la différence des autres localités.

  • Gestion traditionnelle des déchets : ce mode de gestion obéit dans une moindre mesure à un besoin d’élimination des déchets domestiques par les populations elles-mêmes, dans des fosses fumières ou dans des dépôts anarchiques généralement derrière les habitations. Les alentours immédiats des habitations sont alors insalubres. C’est l’apanage des villes de l’intérieur du pays où la collecte des déchets n’est effective que dans les marchés publiques.

La salubrité publique procède de la capacité d’assainissement des collectivités locales, notamment des communes. Port-Gentil et Libreville sont les seules villes disposant des budgets « acceptables » destinés à l’assainissement urbain. Mis à part Oyem où il existe un système municipal de gestion de déchets, quoique peu efficace en ce moment, ailleurs, les populations sont quasiment invitées à éliminer elles-mêmes leurs déchets. Il en est de même pour tous les autres déchets. L’impression de propreté que peut donner les autres chefs-lieux qui ont paradoxalement obtenu les scores les moins importants est à l’image de leur faiblesse démographique et économique.

En effet, une contrée faiblement peuplée et sans activités économiques majeures produira beaucoup moins de déchets qu’une autre démographiquement et économiquement plus importante. Il faut en revanche saluer les efforts de civisme des populations des capitales provinciales où la collecte des déchets n’est pas encore organisée au niveau municipal. Sauf qu’en éliminant à travers des fosses fumières derrières les cases, cette méthode traditionnelle n’est pas compatible avec les règles environnementales en milieu urbain.

A la lumière de ce qui précède, il est indispensable que toutes les administrations concernées par les questions de lutte contre l’insalubrité puissent s’accorder sur un plan stratégique national d’amélioration du cadre de vie, à travers lequel la question de la lutte contre l’insalubrité et l’amélioration de la qualité de l’environnement sera traitée avec bien plus de rigueur qu’elle ne l’a été jusqu’à présent.

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